E-Commerce au Sénégal : Les paradoxes d’un secteur en pleine mutation Leave a comment

E-Commerce au Sénégal : Les paradoxes d’un secteur en pleine mutation.L’e-commerce est présenté comme un secteur à forte croissance en Afrique. La probable prochaine arrivée d’Amazone ou les timides premiers pas d’Alibaba au Rwanda peuvent bouleverser ce marché. Pour les structures déjà existantes, les menaces sont pourtant ailleurs. Jumia connaît une embellie, et AFRICASHOP est l’étoile de le-commerce en Afrique de l’Ouest .

En 2018, l’e-commerce a contribué à la croissance de l’économie numérique à hauteur de 6% sur les 16 milliards de dollars US du PIB sénégalais. « L’utilisation de l’Internet et du e-commerce sont en perpétuelle croissance au Sénégal », constate Samba Laobé Fall, le directeur marketing d’AFRCASHOP. Malgré ses chiffres favorables, l’aventure Afrimarket n’a duré que six ans. La startup spécialisée dans l’e-commerce au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Bénin et au Cameroun, a demandé, mi-septembre, son placement en liquidation au tribunal de commerce de Paris. Rania Belkahia, patronne d’Afrimarket, explique cette fermeture par trop de difficultés à lever les fonds suffisants pour atteindre la taille de « mastodonte » nécessaire pour se maintenir dans l’e-commerce.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Jumia, sa principale concurrente, se frotte les mains, car elle a une croissance dopée par son entrée en bourse, en avril 2019. En effet, depuis sa présence à Wall Street, la startup, dirigée au Sénégal par Mohamed Hapté Sow, a levé 200 millions d’euros et enregistre, ainsi, d’excellentes statistiques.

Pourquoi Afrimarket n’a pas réussi à surfer sur cette même vague de croissance ? « Elle avait comptabilisé 50 millions d’euros dont 20 en quatre levées de fonds dès sa création en 2013. Sa croissance était restée constante puisqu’en 2018 son chiffre d’affaires atteignait 30 millions d’euros. Cependant, ses fondateurs ont cherché à lever 20 millions d’euros supplémentaires pour renforcer sa croissance », nous apprend Jeune Afrique.

Mais, cette trajectoire sera subitement brisée du fait du lâchage des investisseurs au beau milieu de l’été mais aussi à cause de la spécificité du marché de l’e-commerce africain : de faibles marges, des problèmes opérationnels peuvent faire perdre de l’argent et le spectre du « winner takes all » (le gagnant remporte tout, ndlr).

Dossier réalisé par Moussa Diop

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